L’impact du Covid-19 sous le regard de nos chercheurs et collègues du laboratoire – Épisode 1

L’impact du Covid-19 sous le regard de nos chercheurs et collègues du laboratoire – Épisode 1

Questionnaire post-confinement

Les membres du Centre de Documentation Michel Dinet ont dû faire face à une situation inédite durant cette période de confinement.

Il nous a fallu adopter une autre manière de fonctionner, tant humainement que professionnellement. Ainsi est née l’idée de voir comment chacun (Chercheur, Enseignant-chercheur, doctorant, …) a su/pu gérer son travail de recherche ou d’appui à la recherche. L’ensemble de l’équipe s’est donc penché sur la création d’un questionnaire.

Quelques collègues y ont répondu, qu’ils en soit remerciés. La contribution porte sur leur regard par rapport au ressenti lié à la situation de confinement et au vécu de cette période. Nous vous proposons de prendre connaissance de leurs réponses chaque semaine. Voici donc le premier témoignage.

 

Ce confinement a-t-il changé votre vision de la recherche, de vos pratiques de recherches (diffusion, confrontation d’idées..)? De quelle manière ?

Non, aucun changement.

Ces situations exceptionnelles pourraient-elles donner de nouvelles pistes aux recherches conduites en SHS, particulièrement en SDL ?

Oui, l’étude du discours politique et médiatique, et médiatico-médicalo-politique.

En particulier, le passage d’une évaluation du virus comme une situation d’abord bénigne (janvier – 12 mars) puis de plus en plus grave (12 mars – fin avril) puis vue comme maîtrisée (fin avril – mi mai) puis à nouveau en voie de normalisation (s’habituer à vivre avec le virus, retour à une situation presque normale, le fait que la contagiosité des enfants soit passée de certaine et massive à anecdotique et rare, etc).

Autre angle : l’existence des inégalités au travers des discours et le passage sous silence de toutes sortes de catégories de publics et de situation qui déjà habituellement sont peu ou pas traitées par la puissance publique : les prisons, les migrants, les pauvres, les démunis de toutes sortes (sans emploi, sans logis, les réfugiés)

Dernier angle : le silence médiatique et politique qui a entouré l’attitude discriminatoire dans le maintien de l’ordre qu’ont subi les populations vivant dans les « quartiers », attitude qui s’est encore accentuée pendant le confinement

L’exercice de votre métier pendant cette crise sanitaire a-t-il permis l’utilisation de nouveaux outils ou de méthodes de travail ? Avez-vous des exemples ?

Essentiellement des outils de visioconférence qui se révèlent, malgré leurs progrès, incapables de remplacer des interactions réelles

Quels ont été les impacts liés à l’organisation du travail pendant la période de confinement ? (vie académique en pause, évènements, rencontres, réunions…)

Aucun impact étant donné la nature assez solitaire des activités que je mène en tant que chargée de recherche.

Quelles sont les choses qui vous ont le plus manquées ou marquées durant ce confinement, hors cadre professionnel ?

Les interactions informelles principalement. Étonnamment, c’est souvent au travers d’un café partagé, lorsqu’on raconte les recherches qui sont en train de se dérouler, que de nouvelles idées émergent. Ces moments informels peuvent aussi aboutir à des collaborations d’ordre académique comme d’ordre institutionnel sur le plan interne.